mercredi 10 juin 2009

Tenter de se reconvertir : un témoignage poignant

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dimanche 26 avril 2009

Bonheur indégivrable

> Devenez vous aussi fan des Indegivrables.com

mercredi 4 mars 2009

Du boulot, il y en a

mardi 28 octobre 2008

La crise est bien là, mais des marchés alternatifs existent


The job
envoyé par trescourt

mercredi 8 octobre 2008

Un modèle de coach d'entreprise pour augmenter la productivité de vos employés

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jeudi 26 juin 2008

Comment lutter contre le présentéisme?

On parle d’absentéisme ces derniers jours, absentéisme scolaire, à la suite de polémiques sur les fiches de la "base élèves" (sur lesquelles on comptait faire figurer les données d’absentéisme), absentéisme aussi des parlementaires, deux catégories de personnes qu’on pensait pourtant éloignées l’une de l’autre, au deux extrémités du chemin d’apprentissage de la socialisation.
L’absentéisme est avant tout une forte préoccupation des employeurs. L’antienne bien connue est son coût pour les entreprises. Heureusement, celles-ci peuvent, depuis quelques années, bénéficier des services d’un groupe européen de "services RH" nommé Securex, spécialisé dans les services de "management global du présentéisme".
Lire la suite de cet excellent billet, découvrir les blog et livre d'Antoine Darima ici.

dimanche 15 juin 2008

Encore les Indégivrables du formidable Xavier Gorce

vendredi 25 avril 2008

T-shirt dessiné par Lefred Thouron pour soutenir Denis Robert

Un bel uniforme pour soutenir l'idéologie du "Travailler plus" ! On peut l'acquérir ici, et c'est une bonne cause.

mercredi 26 mars 2008

Un bon conseil pour multiplier ses gains... sans travailler plus !


Issu des Indégivrables, de Xavier Gorce

Un documentaire sur ceux qui enfin acceptent de travailler plus pour gagner plus

«Travailler à en mourir», documentaire en enfer Regards sur la destruction des individus par l’entreprise.VINCENT DELECROIX - LIBERATION QUOTIDIEN : jeudi 13 mars 2008

Travailler à en mourir, documentaire de Paul Moreira (2007), France 2, 23 h 10

A celui qui croirait encore que la société postindustrielle en a fini avec la misère de la condition laborieuse ; à celui qui peut imaginer que l’esclavage est d’un autre temps ou d’un autre continent ; à celui, enfin, qui estime que «travailler plus pour gagner plus» peut constituer non seulement un programme économique mais encore un modèle social, on ne saurait trop recommander de jeter un œil sur ce documentaire.

Mort vivant.
On y voit qu’une société de services brise et tue aussi sûrement que les monstrueuses machines de la révolution industrielle (lesquelles continuent aussi à fonctionner). On y voit que ce n’est pas moins être esclave que de l’être sous l’œil d’un maître anonyme, insaisissable, qui épie vos conversations, chronomètre le temps que vous mettez à respirer, vous abrutit d’interjections, vous lessive de formules stupides et agressives mécaniquement reprises des manuels de management, et de n’avoir plus que le désir de mourir pour s’y soustraire. On y voit enfin que «travailler plus» n’est pas un choix mais la perverse condition du travail lui-même : travailler veut dire travailler plus et aucune augmentation ne compensera ce que ce «plus», qui n’est jamais assez et auquel tient fragilement l’espoir tout négatif de conserver son emploi, arrache de vie et d’humanité.

Avant même de mourir pour avoir travaillé une fois de trop vingt et une heures d’affilée (une seule fois est déjà de trop), avant de finir à l’état de mort vivant sur un lit d’hôpital pour avoir enchaîné contrats sur contrats dans le seul espoir d’obtenir un CDI, avant de vouloir «s’effacer» ou embrasser un platane pour échapper à des chéfaillons qui vivent eux-mêmes dans la terreur de supérieurs invisibles, ces hommes et ces femmes sont déjà morts : d’épuisement, de peur, de honte, d’incompréhension, d’humiliation. Le coup de grâce est variable, mais toujours sale. Il n’y a plus grand-chose à tuer, lorsque le sujet n’est plus qu’une qualité particulière ou une fonction simple, lorsqu’il se sait interchangeable et en sursis, et lorsque le seul profit qu’il espère tirer de se tuer à la tâche est d’avoir le droit d’en faire encore plus. On commence par briser l’âme, le corps finira par céder.

Dolorisme ? Une femme pleure comme une enfant en disant qu’elle ferait tout plutôt que «d’y retourner». Pendant qu’il parle de son travail, un homme ne peut contrôler le tremblement épileptique de ses mains. Des gens qui auraient oublié la sacro-sainte valeur du travail ? Un médecin, remarquable, souligne qu’ils ont tous au contraire en très haute estime cette valeur et que le travail a représenté pour eux un élément constituant fondamental. Ras-le-bol passager ? Quand ils n’y laissent pas la vie, ils y laissent leur existence.

Infamie.

On peut reprocher au documentaire sa dramatisation à deux sous, avec musique plombante de télé-réalité, mise en scène de rien du tout, ton pathétique. Mais le fil suivi par l’enquête est efficace : on y descend vers l’enfer, au sens le moins métaphorique de l’expression, puisque le trajet s’achève dans les forges ronflantes des sidérurgies du Nord où un homme meurt d’épuisement. Franchissant les différents cercles, des cadres bancaires aux intérims esclaves des gigantesques empires de l’industrie lourde, en passant par ces plateformes téléphoniques qu’on dirait l’équivalent ultramoderne des mines de sel de l’antiquité, on avance dans la destruction de l’individu : dépression, tentative de suicide, coma, crise cardiaque fatale. Ceux qui parlent sont des survivants. Quand ils peuvent parler, car la dernière infamie est celle-là : souffler la parole et effacer le visage. Mais lorsque, peut-être, l’un d’eux finira par s’éveiller de son coma profond, il sera heureux d’apprendre que son entreprise, après l’avoir tué, lui a octroyé un CDI.